Point de gestion Seeyond Multi Asset au 31/12/2021

Publié le 17 Janvier 2022  Produits  
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Période du 17/12/2021 au 31/12/2021

Performance positive des portefeuilles sur la période, portés par les marchés d’actions (les actions de la zone Euro et les banques de la zone Euro en particulier), le change (forte appréciation de l’audjpy), notre prudence sur les taux et la diversification sur les obligations américaines indexées à l’inflation (TIPS). Les investisseurs se sont montrés rassurés par les premières études relatives au variant Omicron : il pourrait être plus contagieux mais moins virulent que ses prédécesseurs, ne nécessitant pas de mesures drastiques de fermeture des économies de la part des pays concernés. L’impact économique pourrait par conséquent être limité.

Faits marquants 

Sur le plan macroéconomique, il y a eu peu de données. En Chine, les premiers indicateurs avancés locaux pour le mois de décembre sont rassurants. Ils vont dans le sens d’une légère amélioration de l’activité dans les services et l’industrie, et sont ressortis supérieurs aux attentes. Par ailleurs, la PBOC a annoncé de premières mesures d’assouplissement monétaire pour contrer les effets récessionnistes de la crise immobilière que traverse le pays. Au Japon, le principal indicateur avancé composite publié par la Banque du Japon fait état d’une amélioration pour le deuxième mois consécutif, ce qui est de bon augure pour l’activité à venir. L’inflation augmente mais sur un mode beaucoup plus modéré que dans le reste du monde. Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables restent globalement bien orientées ; les indicateurs régionaux  de confiance dans l’industrie sont solides ; la confiance des consommateurs est robuste que ce soit la composante courante et future. Les données de prix restent par contre toujours dans le rouge en hausse et supérieur aux attentes (US PCE).

Sur le plan monétaire, p as de changement. Les principales banques centrales mondiales ont acté une accélération du « tapering » et devraient initier leur cycle de hausse des taux en 2022. La PBOC fait figure d’exception avec la crise immobilière à gérer.

Sur le plan politique et géopolitique, les tensions augmentent entre la Russie et le reste du monde. Les négociations sont officiellement ouvertes sur le sujet ukrainien et le gaz constitue l’arme de persuasion de dernier ressort.

Sur le plan sanitaire, les nouveaux cas quotidiens d’infection au Covid-19 explosent en Europe et aux Etats-Unis, et augmentent également en Asie. Les nouvelles hospitalisations progressent mais dans des proportions bien moindres. Les décès restent également modérés. Cette nouvelle vague portée par le nouveau variant Omicron pourrait être salvatrice car qu’elle contribuerait à immuniser une bonne partie de la population mondiale et diminuerait le risque d’émergence de nouveaux variants plus dangereux.

Gestion

Peu de changement dans les portefeuilles à l’approche de la fin d’année.

  • Actions  prise de profits sur les « small caps » américaines relativement au SP500. Légère hausse de l’exposition dûe aux positions optionnelles.
  • Taux : hausse des TIPS (obligations américaines indexées à l’inflation contre taux nominaux à 10 ans US). Légère baisse de l’exposition dûe aux positions optionnelles
  • Devises : pas de changements, maintien du long AUD contre JPY.

L’exposition globale aux actions est en légère hausse à 30% et 60% sur SMACG et SMADG, la duration modifiée en légère baisse à 3.3 et 5.6 respectivement. L’exposition au dollar US est stable à -0.7% et  -1.5%.

Perspectives

A court terme, les fondamentaux macroéconomiques et microéconomiques toujours bien orientés restent un facteur de soutien aux actifs risqués et les investisseurs conservent un intérêt pour les actifs risqués, notamment le retail américain. Cependant, la situation sanitaire mondiale qui se dégrade avec le nouveau variant du Covid-19 et l’incertitude sur l’évolution temporaire ou durable de l’inflation contribuent à plus de nervosité de la part des investisseurs soucieux de protéger leurs performances à l’approche de la fin de l’année et génèrent une remontée des principaux indicateurs de volatilité à court terme.

A moyen terme, le sujet du « tapering », de l’inflation, des futures hausses de taux, du ralentissement de la croissance chinoise et de la hausse des taxes des entreprises vont graduellement revenir sur le devant de la scène au fur et à mesure que le risque sanitaire va s’apaiser. Le face-à-face entre la Fed et le marché n’est pas terminé, augurant une hausse de la volatilité sur les marchés -notamment obligataires- dans les mois  à venir.

A plus long terme, les fondamentaux sont voués à s’améliorer partout dans le monde dans les trimestres à venir, en lien avec la hausse des agrégats monétaires mondiaux et le changement de paradigme américain que l’administration Biden veut insuffler. L’objectif de Biden est de créer une inflation « positive » via les salaires et les investissements pour progressivement accroître le niveau de croissance potentielle du pays et par ricochet le niveau de vie des ménages.

Les performances passées ne permettent pas de présager des performances futures.